Documentation

Qu'est-ce qu'un catalogue Lightroom, et que contient-il vraiment ?

Le fichier .lrcat n'est pas vos photos, c'est tout ce que vous avez décidé à leur sujet. Ce qu'il stocke, et pourquoi il mérite une attention particulière.

Migration

Une base de données, pas un dossier d’images

Un catalogue Lightroom Classic est un fichier .lrcat : une base de données SQLite qui ne contient aucune photographie. Elle contient des renvois vers vos fichiers, plus l’intégralité de ce que vous avez décidé à leur sujet.

C’est une distinction lourde de conséquences. Perdre vos images est un drame. Perdre le .lrcat en gardant les images est un autre drame, souvent sous-estimé : les fichiers sont là, et des années de tri, de mots-clés et de réglages ont disparu.

Ce que le fichier .lrcat stocke

  • Les emplacements des fichiers sur vos volumes, avec leur arborescence.
  • La curation : notes de 0 à 5 étoiles, retenues et rejets, libellés de couleur.
  • Les mots-clés et leur hiérarchie.
  • Les collections, y compris imbriquées, avec leur ordre manuel.
  • Les copies virtuelles et les piles.
  • L’historique de développement et les réglages, étape par étape.
  • Les métadonnées saisies : légendes, titres, droits, lieux.

À côté, Lightroom maintient des aperçus dans un dossier .lrdata séparé, qui n’est pas le catalogue et se régénère.

Les trois choses à savoir

Le catalogue est un point de défaillance unique. Une base corrompue, et tout ce qui n’a pas été écrit dans les fichiers ou leurs sidecars est perdu. D’où l’intérêt d’activer l’écriture automatique des métadonnées en XMP : c’est une deuxième copie de vos descriptions.

Il verrouille par nature. Le format est propriétaire dans son organisation interne, même si SQLite est ouvert. Lire un .lrcat sans Lightroom demande de comprendre son schéma, qui change entre versions.

Il se lit sans risque. Un catalogue peut être ouvert en lecture seule par un outil tiers, sans être modifié. C’est ce qui rend une migration possible sans mettre en jeu l’existant.

Ce qui se reprend, et ce qui a des limites

La structure et la curation se reprennent bien : notes, retenues, mots-clés, collections imbriquées, ordre, copies virtuelles, piles. Les réglages de développement, en revanche, sont l’interprétation d’un moteur de rendu précis. Aucun autre logiciel ne les reproduit à l’identique ; ils s’archivent verbatim comme documentation, pas comme instructions rejouables.

En pratique

  1. Sauvegardez le .lrcat séparément de vos images — ce sont deux pertes distinctes.
  2. Activez l’écriture automatique des métadonnées en XMP.
  3. Ne comptez pas les aperçus .lrdata dans vos sauvegardes : ils se régénèrent.
  4. Avant une migration, faites une copie du catalogue et travaillez sur elle.

Obscura Flow ouvre les catalogues .lrcat en lecture seule, sans jamais modifier l’original, reprend curation, mots-clés, collections et versions, et archive l’historique de développement verbatim plutôt que de prétendre le rejouer.