Documentation

Que devient votre travail lors d'une migration depuis Lightroom Classic ?

Élément par élément, ce qui peut réellement être repris d'un catalogue Lightroom, et ce qui a des limites.

Migration

La vraie question d’une migration

Quitter Lightroom Classic n’effraie pas à cause des images, elles sont sur le disque, mais à cause de tout ce qu’on a construit autour : des années de notes, de mots-clés, de collections, de tri. La question honnête est donc : élément par élément, qu’est-ce qui se reprend, et qu’est-ce qui a des limites ? Voici une lecture détaillée, sans promesse magique.

Ce qui se reprend fidèlement

  • Les étoiles (0–5★) : la notation de sélection, reprise telle quelle.
  • Les notes de couleur : les color labels de curation.
  • Les rejets et retenues : les statuts de tri (drapeaux) conservés.
  • Les mots-clés : convertis en tags et versés dans le thésaurus, prêts à être consolidés.
  • Les collections, y compris imbriquées : reprises avec leur hiérarchie et leur ordre.

Ces éléments constituent l’essentiel du travail de curation, et c’est précisément ce qu’on redoute de perdre.

Ce qui se reprend avec une transformation

  • Les copies virtuelles : reprises comme versions d’un même asset, plutôt que comme des fichiers fantômes.
  • Les piles : converties en relations entre images (au lieu d’un empilement propre à Lightroom).
  • L’historique de développement : archivé verbatim pour référence, sans réinterprétation du rendu, on conserve la trace des réglages sans prétendre reproduire pixel pour pixel l’aperçu Lightroom.

Ce qui a des limites, en toute honnêteté

  • Les collections dynamiques (smart collections) : leurs règles ne se transposent pas toujours à l’identique ; elles peuvent arriver comme collections manuelles à recréer.
  • Les originaux manquants : si Lightroom pointait vers des fichiers absents ou déconnectés, aucune migration ne les invente, ils resteront à retrouver.
  • Les aperçus : les previews Lightroom sont des caches propres à l’outil ; ils ne sont pas des originaux et n’ont pas vocation à être repris tels quels.
  • La portabilité du rendu : un développement RAW dépend du moteur qui l’a produit. Changer d’outil signifie, tôt ou tard, réinterpréter le rendu.

Connaître ces limites avant de migrer évite la mauvaise surprise et permet de décider en connaissance de cause.

Le catalogue d’origine reste intact

Point essentiel : une bonne migration lit le catalogue .lrcat en lecture seule. Votre catalogue Lightroom n’est pas modifié ; si le fichier est verrouillé, une copie de travail est utilisée. Vous ne pariez donc rien : vous pouvez migrer un échantillon, comparer, et continuer à utiliser Lightroom en parallèle.

En pratique

  • Migrez d’abord un catalogue représentatif, pas le plus gros.
  • Vérifiez en priorité collections, notes et mots-clés.
  • Repérez tôt les originaux manquants et les collections dynamiques à recréer.
  • Considérez l’historique de développement comme une référence, pas comme un rendu garanti.

Obscura Flow importe le .lrcat en lecture seule et reprend curation, mots-clés, collections imbriquées, copies virtuelles et piles, tout en archivant l’historique de développement pour référence. La migration n’efface rien : elle transfère votre organisation vers une base pensée pour durer, sans toucher au catalogue d’origine.